Fabienne Courmont

“Il y a milles chemins pour arriver à l’Être, j’ai choisi celui de la Danse
Ma danse est une offrande à la vie.”

Fabienne Courmont

Parcours de vie

Je m’inscris dans une lignée de danseuses qui tissent la trame de la danse depuis la nuit des temps afin de célébrer la vie, relier la terre et le ciel, la matière et l’esprit. En cela, mon aspiration est de restituer l’essence de la danse, éternelle, intemporelle, sacrée et d’aider les Êtres à s’épanouir et s’exprimer.
Cette quête a guidé mes pas sur ce qui allait devenir mon chemin initiatique à travers la danse, à la recherche d’une gestuelle universelle qui m’amena en 1984 à faire mon tour du monde de la Danse.

Les bases

Née en 1955 à Roubaix, J’ai débuté l’étude de la danse classique à l’âge de 8 ans au conservatoire de Lille. À 16 ans, ayant accompli toutes les classes, je quitte ce « carcan » pour trouver mon envol dans la danse contemporaine avec l’école française de danse contemporaine de Françoise et Dominique Dupuy.

À 19 ans, je rencontre Karin Waehner à la “Schola Cantorum” de Paris. Professeur renommée, qui apporta une grande contribution à la danse contemporaine, elle m’enseigna les méthodes Martha Graham et José Limon. Pédagogue d’exception, elle m’insuffla la vocation d’enseigner la danse.

Dès l’âge de 20 ans je commence à enseigner la danse et l’expression corporelle aux enfants, jeunes et adultes de tous milieux, riches et défavorisés, tout en continuant ma carrière artistique.

A 23 ans, je crée à Lille, le C.R.D.P « Centre de recherche en Danse et expression corporelle » et ma propre compagnie de danse « Danse expérience » qui deviendra « Ki, Danse musique expérience » tout en continuant de me former à Paris avec karin Waehner et à de nouveaux courants : danse-contact avec Marc Thompkins, yoga-danse avec Murielle Jarre, danse d’inspiration japonaise avec Hideyuki Yano… à l’anatomie du mouvement avec Blandine Calais-Germain et à la musique pour danseur avec Jacqueline Robinson.

La rencontre avec l’Orient

Taï-Chi et danse du Tao

Mon corps de danseuse donnant des signes de faiblesses, je commençais à 25 ans, à titre thérapeutique tout d’abord, la pratique du Taï-Chi avec Philippe Laurent à Paris.
Son enseignement à la fois traditionnelle (forme Yang) et laissant une grande part à l’improvisation m’a ouvert le chemin du mouvement en lien avec l’énergie. Je me suis aussi alors passionnée pour la philosophie Taoïste et la Danse du Tao de Chungliang Al Huang.

J’ai intégré certaines pratiques du Taï-Chi dans la danse de l’Être : lenteur, centrage dans le Hara, circulation de l’énergie (Chi) dans le mouvement, équilibre Yin-Yang, non dualité et intériorité.

Nô et Shinto

Très attirée par l’approche orientale du mouvement qui relie le corps et l’esprit, je rencontrais à Paris Yoshi Oïda, maître de Nô et acteur alors dans la troupe de Peter Brook.

Il m’initia au théâtre Nô et à certaines pratiques énergétiques et spirituelles Shinto. De la rencontre avec le Théâtre Nô, émergea la notion de cycle de vie dans ma danse. Je trouvais aussi une transcendance qui passe par la recherche d’une gestuelle épurée à l’extrême. Comme un goût d’essentiel qui ne me quitta plus, le Nô m’ouvrit à une recherche sur le mouvement en lien avec la géométrie sacrée.

Butô

Un tournant décisif dans ma vie fut la rencontre en France avec le danseur Butô Tanaka Min qui bouleversa mes codes de la danse.

Mon tour du monde de la danse

Le Butô

Je partis alors en 1984 au Japon pour suivre la formation de Tanaka Min au « Body Weather Laboratory » et être également initiée par Kazuo Ohno, précurseur du Butô. Le Butô m’a amené à une intériorité profonde me permettant d’exprimer les émotions et de toucher tant aux profondeurs qu’aux hauteurs de l’Être. Tous mes codes de danse ont alors éclatés pour faire place à la danse de l’âme.

Dans ma formation avec Tanaka Min, j’ai pratiqué le Butô essentiellement dans la nature. J’y ai retrouvé mes racines profondes en lien avec la terre mère. Comment faire Un avec la nature, les éléments, l’environnement, l’autre, l’univers… abolir la frontière entre l’intérieur et l’extérieur du corps et devenir “médium du lieu”: c’est cette recherche fondamentale qu’il appelait “B.W.L”.

Une préparation importante à la danse passait par une technique de toucher et mobilisations passives qu’il appelait « Manipulation ». J’ai ensuite de retour en France développait cette méthode et l’ai rendu accessible à tous. Avec l’autorisation de Tanaka Min, je les conceptualisais sous le nom de « Massage Tanaka, l’Art du souffle et du toucher© » et j’ai formé de nombreux praticiens pendant des années. Une nouvelle vague de formation verra le jour en 2019.

Le Butô de la Lumière est né de ces rencontres qui m’ont profondément transformées en tant que danseuse et être humain. Il est né aussi de ma propre transformation intérieure.

Isadora Duncan

Ce voyage autour du monde à la recherche des traditions reliant le corps et l’esprit commença avant le Japon par St Francisco, la ville natale d’Isadora Duncan. J’y donnais mes premiers spectacles de « danse libre et inspirée ».
Je connectais avec l’esprit d’Isadora Duncan, qui ne me quitta plus dès lors. Je suivais ses pas sans le savoir à l’époque… C’est elle qui m’inspira et ouvrit le chemin qui m’amena plus tard à créer la Danse de l’Être.

La danse sacrée indienne

Après San Francisco et le Japon, l’Inde a réveillé en moi le feu de la danse sacrée.

Je fus Initiée au Bharata Natyam à Madras par Swarna Mukhi, « danseuse consacrée » dont le père avait retrouvé dans les temples des postures oubliées. Il contribua à redonner à la danse indienne, tombée en désuétude, ses lettres de noblesse.

Cette recherche du mouvement à partir de la statuaire antique me passionnais, je la retrouvais plus tard en Grèce, à nouveau sur les pas d’Isadora Duncan !

Le Yoga intégral de Sri Aurobindo

À Auroville, où je revins des année après, je développais ma propre recherche en lien avec le Yoga intégral de Sri Aurobindo qui a pour but de spiritualiser la matière jusqu’au cœur de la cellule. Cette recherche m’a permis de donner un sens à la descente dans les profondeurs du Butô afin de « diviniser la matière ».

Après ce tour du monde, je continuais mes recherches sur le Butô de la nature entre la France et l’Autriche avec un danseur rencontré au B.W.L. : danse dans la montagne avec les éléments, performances dans l’eau des fontaines de Salzbourg, les parcs et lacs gelés de Vienne…

Continuant mon chemin en solo en France, je donnais mes premiers spectacle de danse sacrée au “Rencontre de danse sacrée” au théâtre Golovine lors du festival d’Avignon

Formation et Développement personnel

Désirant approfondir ma compréhension de l’Être humain je me suis formée ensuite en France, au Québec et aux U.S.A en P.N.L., écoute active, thérapie cognitive, rebirth, relaxation et visualisation créatrice… tout en pratiquant pendant 7 ans l’intelligence collective et la conscience de groupe dans le courant de Findhorn au « Centre de recherche et de partage de la vie Holistique » à Lucinges près de Genève.

Ces années de travail sur moi et en groupe m’ont permis de relier ma pratique de la danse à un travail intérieur et de commencer dans les débuts des années 90 à donner mes premiers ateliers et stages de danse-thérapie.

Je commençais également à l’époque à intervenir dans différents milieux en tant que formatrice psycho-corporel : crèches, hôpitaux, insertion… et à créer mes premiers modules de formation : éveil de l’enfant par le mouvement, gestion du stress, massage et souffle de vie, la thérapie en mouvement…

Rencontres déterminantes

La rencontre avec la danse derviche et la tradition Soufi en 2004.
C’est avec avec Mohamed Boustane, Calligraphe marocain reconnu sur le plan international que je rencontrais cette voie du cœur. Nous avons co-créer en France et au Maroc des stages et événements de « danse de lettres : danse et calligraphie ».

La rencontre avec le petit fils de Raymond Duncan en 2011.
Il m’initia au vocabulaire du mouvement et à la gymnastique naturelle que lui avait transmis son grand père en s’inspirant des vases grecs antiques. De là est née une belle amitié qui nourrit mes recherches et mon lien profond avec Isadora Duncan

La rencontre avec Alkis Raftis en 2012.
Président du C.I.D (Conseil International de la Danse), ancien universitaire et spécialiste d’Isadora Duncan et de la danse antique Grecque, il reconnut en moi l’esprit d’Isadora Duncan. Il m’encourage depuis à diffuser mon enseignement et mes créations artistiques dans la lignée d’Isadora Duncan à l’international.

C’est ainsi que la Danse de l’Être© s’est ouverte à l’internationale. A travers mes voyages dans le monde, je transmets dans ma propre forme le message d’Isadora lors de spectacles, conférences et ateliers dans les congrès mondiaux de recherche en danse du C.I.D, Symposium Internationaux Isadora Duncan, festivals, workshop, Master-class…

J’ai également crée avec une équipe de praticiennes Danse de l’Être la section C.I.D Avignon où nous avons donné un premier congrès mondial de recherche en danse en France fin 2016.

Vers un langage universel

Après ces années de voyages, de recherche et de rencontres une alchimie est née, inspirée par ces diverses traditions dans ce qu’elles ont d’essentiel, au-delà des formes, par mon lien profond à la nature et mon cheminement personnel.

Je me sens une tisseuse de Lumière créant des liens entre les êtres, les peuples, la danse et différentes expressions artistiques.

Comme une synthèse, un enseignement a vu le jour en 2004 : la Danse de l’Âme qui est devenu en 2008 la Danse de l’Être©.